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Sarah FEUILLAS en résidence à la Malterie du 27 mars au 31 août 2017

Rencontre avec l’artiste à la malterie le 29 juin à 18h

http://www.lamalterie.com/residences/projets/r%C3%A9sidence-de-sarah-feuillas

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Oush Grab-Sarah Feuillas / Surrounded

Vernissage le jeudi 24 novembre 2016 à 18h

Exposition du 25 novembre au 10 décembre 2016
Du mercredi au samedi de 15h à 18h, nocturne le vendredi jusqu’à 20h et sur rdv, entrée libre

artconnexion ouvre ses portes au Master ARTS parcours Exposition/Production des œuvres d’art contemporain de l’Université Lille SHS. Cette initiative permet aux jeunes commissaires de concevoir la réalisation d’expositions sous la thématique «art et société».

À cette occasion, le collectif de commissaires d‘exposition formé par Amanda Ariawan, Barbara Decrock et Pauline Ozon invite l’artiste Sarah Feuillas à présenter sa première exposition dans la métropole lilloise.

Sensible à l’espace et à l’environnement, Sarah Feuillas développe un travail photographique et sculptural autour de la question d’habitation. L’artiste s’intéresse à la façon dont l’architecture, façonné par les Hommes, peut en retour venir impacter des comportements, des situations, une façon de penser.

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Autour de l’exposition
● Rencontre et discussion avec Sarah Feuillas le jeudi 1er décembre à 19h à artconnexion
● Conversation avec Sarah Feuillas, diffusée en streaming sur RAM LIVE

artconnexion bénéficie du soutien de la ville de Lille, du Conseil Régional Nord-Pas de Calais-Picardie, de la DRAC Nord-Pas de-Calais-Picardie, de l’Institut français – Métropole Européenne de Lille et de la Fondation de France
artconnexion est membre du réseau 50° nord réseau transfrontalier d’art contemporain.

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A(…) La photographie qui l’intéresse est celle de paysages architecturaux, de volumes recréés par des plans obliques, verticaux et horizontaux, de jeux de lumières sur les reliefs
comme des pans et des masses de diverses formes ; tailles et aspects suggèrent par rémanence une composition in situ.
Echelles et distances, proximités ou lointains, espaces et corps au départ allusifs deviennent presque physiques par la force des codes de compréhension. Les deux dimensions du subjectile même impliquent un objet esthétiquement recherché qui, toutes choses égales, fait que l’expression plastique de et par la photographie peut incarner par métonymie une conception sculpturale.

Nous échangeons sur ce que représentent des vues où on décode que des ensembles d’habitations identiques regroupées en blocs fantômes, en pyramides faussement aztèques, sont en partie là pour d’indicibles ou d’incomplets objectifs urbanistiques, murs et villes aux destinées bizarres, parfois inavouables, bâtisses se percevant comme oniriques à force d’être inexpliquées ou indescriptibles… Images égrenant ou témoignant de forteresses plus ou moins volontaires, élaborées dans des modules géométriques basiques et arbitraires, ou le semblable règne sans discernement, sans âme…

Elle cite Paul Virilio, architecte et esthéticien qui s’est beaucoup intéressé aux bunkers… Sans nier ce dont les vues témoignent historiquement, Sarah Feuillas observe pour sa part des scénarios de formes et de configurations visuelles, remarque des écarts avérés ou supposés entre les choses, note des horizons ouverts ou bouchés, « des espaces sous pression ». Elle sait que la nature plate et apparemment neutre de la photographie tranche avec le réel saisi par l’image, qu’après celui des volumes décrits, cette dernière témoigne en sus d’autres natures, notamment celle du temps : durée, présent, pause, moment, époque, palpabilité…

« J’utilise la photo pour la perspective dans l’image et l’espace où se trouve l’image » tient-elle à préciser.
Immédiatement se confirme qu’elle pense plus qu’en deux ou trois dimensions…plus surement quatre. Subtilement s’immisce son histoire métaphysique du temps, dans les
interstices où l’aura de l’image, telle que définie par Walter Benjamin, fait date. (…)

Extrait du texte de Alain Bouaziz

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Exposition à la Galerie Âme Nue, Hambourg du 25 septembre au 3 octobre en partenariat avec l’Institut Français et P/Art Fair

“Consequences” est la somme d’une expérience, d’un dialogue entre le Photographe Paul Gregor (Hamburg) et la sculptrice Sarah Feuillas (Paris). Évoluant au travers de correspondances déconstruites et de transcriptions obscures, ce « cadavre exquis” révèle des indices, des objets ou des lieux en lien avec leurs travail. Se jouant de la fiction et de la réalité, leurs histoires restent à écrire tout comme leur interprétation plastique de souvenirs collectés, de vérités découvertes et d’illusions.

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NUIT BLANCHE | ENCLAVE

04.10.2014 19:00 – 1:00
PAVILLON DES INDES
142 Boulevard Saint Denis, 92400 Courbevoie
Présente: SARAH DERAT – SARAH FEUILLAS
Installation Lumière: TremensS 
Commissariat: Ashlee Conery
Avec le Soutien de La Ville de Courbevoie

Enclave

Définit une zone géographique – entourée ou à l’intérieur – d’un territoire plus vaste et dont les habitants s’en distinguent culturellement ou ethniquement. Il s’agit d’un lieu défini, caractérisé par sa capacité à se métamorphoser pour mieux se singulariser. Une galerie, un atelier, un monastère ou une cellule de prison évoquent tour à tour certaines de ces ambitions, aversions et attentes. Pour autant, leurs limites nous préoccupent davantage, nous poussant à redéfinir sans cesse les frontières territoriales, économiques, religieuses et physiques.

Les espaces que dévoilent les œuvres de Sarah Derat et Sarah Feuillas touchent davantage à l’humain. L’une travaille les espaces dans lesquels les hommes sont contraints de vivre, l’autre des lieux révélateurs d’un désir d’appartenance communautaire.

Travaillant l’acier, Sarah Derat matérialise le vide restant de cellules – une fois meublée – de condamnés à mort aux États-Unis ; alors que Sarah Feuillas utilise la transparence du verre (soufflé) pour rendre le lien entre géolocalisation et identité, visible. Leurs pratiques se rencontrent autour du postulat selon lequel nous établirions des frontières afin de définir notre place, tant dans la société, que dans notre esprit. A titre d’exemple, le système pénitencier conçoit à l’échelle fédérale des espaces de séclusion corrélant avec la gravité des crimes commis. Les lois, traduites en mètre carré, poussant les détenus à se redéfinir contraints et forcés.
Chacun d’entre nous possède son propre « habitat ». Nous déposons nos fondations, élevons des murs et nous protégeons le petit espace qui nous appartient ; puisqu’il est en définitive l’image de notre auto-détermination, de notre histoire et de notre raison d’être.

Les oeuvres de Sarah Derat et Sarah Feuillas décomposent et reconstruisent ces espaces afin de percer ceux qui y vivent ; et ensemble de mettre en exergue leurs limites créées de toutes pièces.

Du haut du Pavillon des Indes, une installation lumière de TremensS projettera des faisceaux par-delà le Parc de Bécon; ArMen, en hommage au phare Breton surnommé « l’Enfer des Enfers » par ses gardiens, interpellera les habitants de Courbevoie et Paris à venir à la rencontre de cette enclave éphémère et historique.

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Du 10 au 14 septembre 2014, exposition les Zaza’s, Galerie Julio Gonzales, Arcueil :
http://www.arcueil.fr/lancement-de-la-saison-culturelle-et-zazas

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ARTplacc Contemporary Art Festival 16 – 20 July 2014 Tihany, Hungary avec 7×8 kuratoren : http://7x8curators.blogspot.it/2014/08/expanded-material-notes-on-7×8-decay.html

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Juin 2014 Biennale des arts actuels, Champigny-sur-Marne

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10e Biennale de la jeune création à la Graineterie, Houilles: http://lagraineterie.ville-houilles.fr/Exposition-Biennale/Biennale-de-la-jeune-creation

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Exposition au Centre Chorégraphique National d’Orléans, dirigé par Joseph Nadj, du 25 octobre au 15 novembre 2013.

Fragments, exposition monographique de Sarah Feuillas, implante au sein du Centre Chorégraphique National d’Orléans  un condensé de représentations construites, d’observations minutées, de protocoles ex vivo à échelle réduite, des multiples dysfonctionnements engendrés par l’effacement de l’État de droit ou du moins, de l’État atténuateur de conflits.

Un morcellement visible dans l’ensemble de collages Villa Nova (2012).  Après un voyage en Cisjordanie, Sarah Feuillas a collecté des centaines de prises de vue d’architectures en devenir ou de vestiges d’affrontements. Le collage intervient ici comme suture dans un paysage défait, un moyen de recomposer un paysage dont la désolation appelle à un espace de projection mentale : un paysage de substitution.
Sarah Feuillas s’est attachée en particulier à discerner dans le paysage urbain de cette région, les marqueurs de la crise latente qu’elle connaît, dans ses formes architecturales et son organisation sociale. En surgit avec force, l’esthétique de la ruine. Ici la ruine renvoie à l’expérience sensible de la perte et de l’absence faisant éprouver un monde défait où l’acte créateur succombe devant le ressenti de son observateur. Si cette notion persiste dans l’œuvre de Sarah Feuillas, l’artiste s’éloigne du paradigme romantique : la ruine ici n’incarne pas le témoin archéologique d’une civilisation disparue mais bien le fragment d’une civilisation dont le morcellement est vécu en temps réel.

Obvie (2013) archive l’irrationnel induit par l’état d’urgence. La ruine architecturale trouve son corollaire dans l’organisation sociale. En réponse nous voyons des groupes humains accomplir des actes « rituels » dont la finalité n’est pas immédiate ou manifeste. Ceux-ci se repèrent par leur caractère répétitif et immuable. Le rite recouvre une série d’actions très précises, accomplies à un moment particulier et dans un ordre déterminé qui varie en fonction de critères eux-mêmes contrôlables. Obvie (2013) pose un regard critique sur cet ensemble d’habitudes codifiées dont la répétition mécanique tend à les vider de leur signification. De la ronde militaire au défilé de touristes, des balles traçantes à la procession religieuse, de la prière à la vidéo sur téléphone mobile, la succession de ces plans-séquences en montage parallèle, marque d’une part l’efficacité du performatif dans les rituels politiques – la double preuve du bien fondé de l’obéissance au pouvoir associé à une exaltation collective donnant à voir un idéal harmonieux d’une société et d’autre part l’angoisse individuelle générée par le décalage évident entre l’idéal poursuivi et la réalité politique concrète.

Quelle position adoptée face à ce que Cyprien Gaillard a nommé « le vandalisme d’État » ? Le vandalisme d’État rend relatif d’autres formes publiques de vandalisme comme le graffiti, le jet de pierre ou la voiture brûlée, actes suggérés par les pare-brises d’ambulance de l’installation Défendu (2011). « Défendu » selon les mots de l’artiste comme mot d’ordre à double sens « défendre de » et « se défendre, contourner les règles de sécurité, mais aussi agir, être en mouvement, décider ». Ces pare-brises à taille humaine, sont des ouvertures mimant un mouvement statique vers l’extérieur, ici une fenêtre. À l’image de Villa Nova (2012), il est question de projection, non sans évoquer comme chez Cécile Bart la possibilité du mouvement inverse, à savoir, l’irruption du dehors vers le dedans, un renvoi vers La Fenêtre ouverte (1905) dont Matisse disait : « probablement de ce que, pour mon sentiment, l’espace ne fait qu’un depuis l’horizon jusqu’à l’intérieur de la chambre-atelier, et que le bateau qui passe vit dans le même espace que les objets familier autour de moi, et le mur de la fenêtre ne crée pas deux mondes différents. ». 

Texte de Florence Macagno, commissaire d’exposition.

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Résidence Dauphins Architecture/MAESTRO avril-mai 2013:

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“We shape our buildings; thereafter they shape us”.

En guise de titre et d’invitation à son exposition, Sarah Feuillas a choisi cette phrase de Churchill qui résume en quelques mots les rapports que nous tissons avec nos lieux de vie : les architectes et urbanistes conçoivent un bâtiment, une ville selon leur sensibilité, leurs règles, leurs codes ; au fil des ans, ces immeubles, à leur tour, façonnent nos comportements, nos envies et nos peurs. Se brouille ainsi la frontière entre la sphère publique et le domaine de l’intime.C’est justement dans le lieu qui l’a construite que Sarah Feuillas a choisi d’organiser son exposition, au 42 rue Lepic, là où elle vit depuis l’enfance, espace investi des souvenirs d’une vie, refuge, mais aussi nid à quitter un jour.Le cadre en devient personnel, comme une extension du foyer domestique. Pourtant, tout dans les œuvres présentées va à l’encontre de cette idée d’un cocon apaisant. Au centre, tels les fragments épars d’une machine de guerre se dressent des sculptures faites de matériaux de construction de récupération. Précaires, elles définissent pourtant un espace impénétrable, comme fortifié, que l’on contourne tout en ayant conscience d’une menace imminente. Leur présence devient en effet presque inquiétante lorsque l’on porte un regard sur les œuvres alentours. Des images, bricolées, retouchées, ravivées de lieux en ruines et désertés, que l’artiste a ramenées de ses voyages en territoires fantômes, en Ukraine ou en Palestine.On découvre ainsi Retrograd, série d’images composites mêlant des vues de Berlin et de Palestine, qui nous plonge au sein d’une ville imaginaire. Au regard de ces lieux en ruine, notre mémoire s’anime, convoque les souvenirs anciens de livres d’histoires, de clichés de presse mais aussi d’images plus personnelles, hybrides, celles qui apparaissent seulement dans nos rêves ou nos cauchemars, lorsque la raison renonce et lâche prise.
Autres paysages mis en pièces, la série Tests, composée de montages photographiques de vues de Palestine et d’Israël. Elle interroge les notions de destruction, de vestige mais aussi d’invasion, dans une partie du monde où le territoire, plus que nulle part ailleurs, se fait enjeu. Tout prêt, l’œuvre Through Wallsnous dévoile des vues de lieux atomisés, Pripyat et Tchernobyl, mises en scènes dans un caisson transparent, où l’image elle-même semble sur le point de s’évaporer.Des lieux bâtis pour l’homme et détruits par lui. Toute l’exposition nous invite à considérer la question de l’habitat, qu’il soit intime, publique, social ou politique. Celui de la région de Tchernobyl, dévasté et désormais mis en scène pour des voyageurs témoins ou adeptes du tourisme noir ; celui des états palestiniens et israéliens, envahis, où l’appropriation du territoire de l’autre passe par son asphyxie puis sa destruction. Espaces malmenés, où la vie ne semble plus présente que sous la forme d’empreintes.
Ainsi, dans le cadre familier et rassurant de son exposition, Sarah Feuillas nous dévoile les reflets d’un monde abîmé, où l’humain et le bâti luttent tant bien que mal contre leur propre disparition.
Anaïs Grateau

 

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Interview par Gouru, magazine d’évènements, musique et d’art sur internet par Floriane PILON et Stéphanie VIVIER : www.gouru.fr

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2012 juin  Publication dans le Catalogue des diplômés 2011 de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Texte de Marie Frampier.