Nuit Blanche 2014

Nuit-Blanche-Courbevoie-Pavillon-des-Indes-O014-(143)-Crédit: Nuit-Blanche-Courbevoie-Pavillon-des-Indes-O014-(71)-Nuit-Blanche-Courbevoie-Pavillon-des-Indes-O014-(89)-Nuit-Blanche-Courbevoie-Pavillon-des-Indes-O014-(219)-2 vue-entree3--3 vue-expo-cote-6 moule bois-7 verre-8 verre+moule-9 casus-belli-1-casus-belli-2-10-vues-milieu-11-cameron-312-serig-15 vue-expo-fond-2-16 cameron-2-Yann Rossignol

 

 

NUIT BLANCHE | ENCLAVE

04.10.2014 19:00 – 1:00
PAVILLON DES INDES
142 Boulevard Saint Denis, 92400 Courbevoie
Présente: SARAH DERAT – SARAH FEUILLAS
Installation Lumière: TremensS
Commissariat: Ashlee Conery
Avec le Soutien de La Ville de Courbevoie

Enclave

Définit une zone géographique – entourée ou à l’intérieur – d’un territoire plus vaste et dont les habitants s’en distinguent culturellement ou ethniquement. Il s’agit d’un lieu défini, caractérisé par sa capacité à se métamorphoser pour mieux se singulariser. Une galerie, un atelier, un monastère ou une cellule de prison évoquent tour à tour certaines de ces ambitions, aversions et attentes. Pour autant, leurs limites nous préoccupent davantage, nous poussant à redéfinir sans cesse les frontières territoriales, économiques, religieuses et physiques.

Les espaces que dévoilent les œuvres de Sarah Derat et Sarah Feuillas touchent davantage à l’humain. L’une travaille les espaces dans lesquels les hommes sont contraints de vivre, l’autre des lieux révélateurs d’un désir d’appartenance communautaire.

Travaillant l’acier, Sarah Derat matérialise le vide restant de cellules – une fois meublée – de condamnés à mort aux États-Unis ; alors que Sarah Feuillas utilise la transparence du verre (soufflé) pour rendre le lien entre géolocalisation et identité, visible. Leurs pratiques se rencontrent autour du postulat selon lequel nous établirions des frontières afin de définir notre place, tant dans la société, que dans notre esprit. A titre d’exemple, le système pénitencier conçoit à l’échelle fédérale des espaces de séclusion corrélant avec la gravité des crimes commis. Les lois, traduites en mètre carré, poussant les détenus à se redéfinir contraints et forcés.
Chacun d’entre nous possède son propre « habitat ». Nous déposons nos fondations, élevons des murs et nous protégeons le petit espace qui nous appartient ; puisqu’il est en définitive l’image de notre auto-détermination, de notre histoire et de notre raison d’être.

Les oeuvres de Sarah Derat et Sarah Feuillas décomposent et reconstruisent ces espaces afin de percer ceux qui y vivent ; et ensemble de mettre en exergue leurs limites créées de toutes pièces.

Du haut du Pavillon des Indes, une installation lumière de TremensS projettera des faisceaux par-delà le Parc de Bécon; ArMen, en hommage au phare Breton surnommé « l’Enfer des Enfers » par ses gardiens, interpellera les habitants de Courbevoie et Paris à venir à la rencontre de cette enclave éphémère et historique.

English version

Is a portion of territory within or surrounded by a larger territory whose inhabitants are culturally or ethnically distinct. It is a place or group that is different in character from those surrounding it. It is space, defined, augmented, characterized and imbued with certain powers of transformation and classification. A gallery, a studio, a monastery or a prison cell, each recalls certain pretensions, aversions and expectations. Yet on mass what concerns us most is our limitations. Defining constantly the edge of our national, economic, religious and physical borders.

The spaces materialized through the works of Sarah Derat and Sarah Feuillas are about
people not politics. One, a space people are forced into and the other, a space people
desire to belong to. Using steel Derat materializes the remaining space (after furniture)
inhabited by death row inmates in the United States. While Feuillas uses glass to give
transparency to the human equation of place with identity. Where their work transects is
this basic human equation, in which we define the borders of our residence in order to
define ourselves within society and within our own minds. The Department of
Corrections in each American state designs unique quantities of space to correlate with
crimes committed. They define their laws in square footage and inmates redefine
themselves with these same dimensions. In towns all over the world in all cultures,
people live in homes. We plant roots, we put up walls and we protect what little space
we have; for that space defines our self-determination, our history and our purpose.
Derat and Feuillas break down and reconstruct these dwellings in order to see clearer
their inhabitants and together their work reflects on the limitations created by people.

A light installation by Thomas Bouaziz will transform Pavillion des Indes into a
lighthouse. By casting a beacon out over Le Parc de Bécon, he calls the inhabitants of
Courbevoie and Paris to this enclave of local and international history.