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Test / Biennale de la Jeune Création | Sarah Feuillas

Test / Biennale de la Jeune Création

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Test, 2011-2012

Sérigraphies sur verre, châssis en bois

200 x 70 cm

Vue de l’exposition de la Biennale de la Jeune Création 2014, La Graineterie, Houilles

Exposition avec YUKARI Hara, Florent Lamouroux, Marie Lelouche, Randa Maroufi, Romain Métivier, Nicolas Muller, Annelise Ragno, Emilien Sarot, Maxime Thoreau et Kirill Ukolov

Texte d’Aurélie Barnier pour la Biennale de la Jeune Création 2014 à la Graineterie d’Houilles.

Depuis l’expérience bouleversante d’un séjour à Ramallah, l’intérêt de Sarah Feuillas pour l’architecture se déploie tant selon les possibilités d’occupation d’un espace intérieur, que suivant les perspectives des vues du-dessus, depuis l’extérieur des constructions. S’attendant à découvrir des paysages de destruction, elle est saisie par un habitat précaire, fruste, peu endommagé et contrastant radicalement avec l’architecture brutaliste, issue du Bauhaus, des colonies israéliennes.
À partir de ses photos de Cisjordanie, l’artiste initie un travail de manipulation, Tests d’assemblages où les variations de taille et de point de vue génèrent des rythmes, également développés dans des dessins de structures architecturales.

Ce changement de paradigme nécessite son acceptation dans la pratique, dès lors irriguée par les propos de Churchill : « On construit des bâtiments puis ce sont eux qui nous construisent ». Ainsi réalise-t-elle un film sur la rythmique dans un environnement prenant des allures religieuses ou militaires, tel la Montagne-Mur (Har Homa) à Bethléem. Ce film marque une rupture dans une production où la vidéo n’était que document – des mouvements d’un corps au sein de Vestige par exemple. C’est d’ailleurs dans cette installation conçue en 2010 au Japon, que débute le travail de Sarah Feuillas sur l’architecture rythmée, avec des pare-brises mis en tension par des sangles, tension redoublée par les gestes tout aussi rythmés de la danseuse.

À Hébron puis à Arcueil, au pied de son atelier, le hasard a voulu que l’artiste croise la route de souffleurs de verre, faisant naître le désir d’une collaboration pour un projet intitulé Babel Haus, occasion de revenir vers ce matériau naturel qui l’attire depuis ses 19 ans. Mais Sarah Feuillas souligne la distance éprouvée face à une pièce soufflée par le verrier et le besoin de conserver ses propres matrices en bois de construction. Parce qu’amovibles, ces modules reproduisent le geste de la main qui modèle et ce sont eux qui, in fine, font œuvre.

Aurélie Barnier, historienne et critique d’art

English version

Since her overwhelming experience of a residency in West Bank, Sarah Feuillas’ interest in architecture unfolds as according to the possibilities of occupation of an interior space that prospects following the above views from the outside of buildings. Expecting to discover landscapes of destruction, she is gripped by a rough fragile habitat with little damage and contrasting sharply with the brutalist architecture, from the Bauhaus, Israeli settlements.

The artist starts a manipulation process from her pictures of West Bank, creating collage tests where sizes or point of views change and generate rythms – just like her drawings of architectural structures-.
This paradigm shift requires acceptance in practice, irrigated by the words of Churchill: «We shape our buildings and thereafter they build us.» So she made a film about rhythm in religious and military environments such as the Wall Mountain (Har Homa) in Bethlehem.

This film marks a break in a production where the video was only a document- movement of a body in Vestige for example. It is also designed in this facility in 2010 in Japan, begins the work of Sarah Feuillas on architecture punctuated with windshields tensioned by straps, tension intensified by the equally rhythmic gestures of the dancer.

In both Hébron and Arcueil (the city of her studio), providence made the artist cross the path of glass blowers, giving birth to the idea of a collaborative project called «Babel Haus». It was the pefect chance to go back to this natural material, as she had been interested in glass since she was 19. Sarah Feuillas insists on the distance felt when facing a blown-glass piece, and the need to keep her own wooden molds. As these molds are detachable, they reproduce the hand’s movement and eventually become the art piece themselves.

Aurélie Barnier,
historian and art critic